Lundi 13 Février 2006
Erreur de jeunesse
Mais, un beau jour de l'an de grâce, j'ai fait une erreur. Une erreur stupide qui faillit me
Le matin, comme tous les matins, je m'habillais (et je m'habille d'ailleurs toujours. Et oui, je suis un peu pudique pour me balader à poil).
Je mets ma petite culotte, mes chaussettes, mon tee-shirt, mon patalon (car quand on est jeune, on ne dit pas un "pantalon" mais un "patalon" c'est plus 'igolo) et mon pull.
Cependant, détail important, je prends mon patalon de la veille sur la chaise magique.
Une fois à l'école, je rentre en cours et pendant la récré, ô surprise : je m'aperçois qu'un objet non identifié descend à travers mon patalon.
DANGER IMMINENT

Votre mission est, si vous l'acceptez, courir aux toilettes pour découvrir l'identité de cet objet non identifié. Je m'exécute. Je secoue la jambe pour que le "truc" tombe. Il tombe ou plutôt ELLE tombe : je me retrouve en face à face avec ma petite culotte de la veille (que j'avais oublié de mettre dans la corbeille de linge sale. Cette coquine est restée à l'intérieur du patalon de la veille !!!).

Imaginez-vous un instant que je ne m'en aperçoive pas.
Imaginez-vous un instant que ma culotte de la veille tombe sur le sol de la cour de récré, au milieu de tous mes camarades.
Imaginez-vous un instant que je fasse l'innocente, celle qui n'a rien vu et que je passe mon chemin.
Imaginez-vous un instant que mes camarades découvrent la culotte au sol, rient comme des ânes et découvrent la propriétaire de cette culotte (à cause de l'étiquette avec mon nom et prénom apposée au dos de la petite culotte)
Et bien moi, je n'imagine même pas !
Mon casier judiciaire portant la mention "a quitté sa petite culotte à l'école pour provoquer ses camarades" (passible de 2 ans d'emprisonnement et de copier 600 fois "je ne dois pas enlever ma petite culotte")
MA carrière toute entière foutue à cause de ça...
Ahhhh.... les erreurs de jeunesse...
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Mercredi 01 Février 2006
Le cheval est sourd...
En l'occurence, nous nous sommes souvenus des coups de téléphone anonymes. Ce jeu a été assez bref mais il nous a valu quelques fous rires.
Pourquoi assez bref ?
Car j'avais toujours des remords après coup : pauvre Madame Cheval.... pauvre Madame Sourde...
Et puis, il faut le dire, il s'agit d'un jeu un peu con...
Déroulement de l'opération : nous feuilletons l'annuaire téléphonique et tombons PAR PUR HASARD sur Madame Cheval et Madame Sourd. Alors, forcément, je pouffe de rire et je prépare mon coup.
Souvenir nº1 : Madame Cheval
- TUTUTUTUT (sonnerie du téléphone)
- Madame Cheval : "allo ?"
- Moi : "huuhuhuhuhuhuhu" (hénissement du cheval)
- Madame Cheval : "..."

Le frangin qui a l'écouteur sur l'oreille est mort de rire. Moi aussi. Opération réussie, je suis fière de mon coup !
Souvenir nº2 : Madame Sourde (son vrai nom de famille)
- TUTUTUTUT (sonnerie du téléphone)
- Madame Sourde : "allo ?"
- Moi (en chuchotant, voix à peine perceptible) : "allo, vous êtes bien Madame Sourde ?"
- Madame Sourde : "je n'entends rien"
- Moi (chuchotant toujours) : "je vous demandais si vous étiez bien Madame Sourde ?"
- Madame Sourde : "mais on n'entend rien dans ce téléphone"
Madame Sourde s'habitue au chuchotement, 1ère partie de l'opération réussie
- Moi (hurlant dans le combiné) : "MAIS VOUS ÊTES SOURDE ???"
- Madame Sourde (se remettant à peine de sa frayeur) : "mais ça ne va pas la tête, vous n'êtes pas bien cuite ?"

J'y vais tout de suite, je vais finir de me faire cuire.
A votre avis, il me manque combien d'heures de cuisson ?!!!
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Lundi 13 Juin 2005
Expédition au mur de pavés
Comment expliquer à mes 250 lecteurs journaliers que je me suis prise un pavé sur la tête quand j'étais petite sans qu'ils me disent "ça ne m'étonne pas"
J'aurais pu me prendre un pot de fleur sur la tête, une pierre, un livre, un dictionnaire,...
Mais non, c'était un pavé
Un vrai pavé de rue, en chair et en os, bien costaud...
Il m'a attaquée en traitre
Je jouais avec ma cousine derrière la maison de ma grand-mère. J'avais déjà décidé à l'époque que je serais une grande escaladeuse. Mais pas une grimpeuse de rochers classiques.
Une grimpeuse de murs de pavés

Sauf que le mur de la mamie, il était juste là pour faire joli. Des pavés étaient enfoncés dans la terre, les uns par dessus les autres. Ils servaient sûrement à retenir la terre de la butte sur environ 2 mètres de hauteur.
Ils menaçaient de tomber à tout instant, ils étaient en équilibre précaire.
Je commence mon expédition pour arriver au sommet des pavés, je m'aggripe comme je peux.
BADABOUM
Un pavé me tombe sur la tête.
Je suis forte, même pas mal !
Je monte quand même dire à mes parents que je me suis pris un pavé sur la tête. Je touche ma tête et là, je vois du sang qui coule.
J'ai subitement mal. S'il y a du sang, c'est que je dois avoir mal. Forcément.
Et si j'ai mal, je dois pleurer. Alors, je pleure.
Mes parents m'amènent à l'hôpital où ils me feront des points (les gens de l'hôpital, pas rien mes parents !!).
Sauf que, vous savez, les chiens lèvent la patte pour pisser et marquer leur territoire.
Bah, les chirurgiens, ils m'ont pas pissé sur ma tête pour montrer qu'ils avaient bien travaillé.
Presque pareil.
Ils m'ont mis un noeud de papillon orange pour repérer les points.
Et, pour avoir l'air bien ridicule à l'école.
Tant qu'ils y étaient, ils n'avaient qu'à mettre un drapeau... *tentative d'expédition du mur de pavés*...
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Mardi 31 Mai 2005
La classe
J'ai toujours pensé que ce serait la classe de retrouver sa classe de primaire. Pour moi, ce sont des souvenirs importants d'école puisque nous sommes restés ensemble, pour certains, 8 ans (de la petite maternelle au CM2). Et puis, chacun a pris son chemin (ou le même) mais en s'éparpillant dans les nombreuses classes du collège.
J'étais à l'école primaire de Prugnat, à Rive-de-Gier *nostalgie*.
Je n'ai pas les photos de classe avec moi puisqu'elles sont en France. Mais je pense me souvenir de presque tous mes collègues de classe.
Il y avait ceux qui me courtisaient. Deux garçons très différents : Pascal Ferraro et Alexandre Scafi (qui a d'ailleurs coupé la joue à ma copine avec un ciseau !).
Pascal, ouais bein c'est le roi de la photo de classe. Car c'est celui qui sourit le plus et qui se voit le plus. Il est roux-roux, avec des tâches de rousseur et un sourire éliptique (oui, je suis sûre que vous me comprenez, un sourire ovale quoi, avec les coins de la bouche arrondis !!). Un ange, il n'y avait pas plus gentil. Il est maintenant avocat il paraît.
Et Alexandre, c'était le méchant petit garçon qui adorait faire des conneries, avec sa méchante cousine Marie-Laure (ou Anne-Laure) Cardoso (trou de mémoire). Ce sont les impressions que j'en ai gardé car il me semble que nous avons eu des batailles de "tirage de cheveux" toutes les deux.
Ces deux garçons, pour me courtiser, m'offraient des cadeaux. Et moi, je tombais amoureuse un coup de l'un, un coup de l'autre !!
Il y avait aussi je crois Claudine Marquet amoureuse de Pascal le rouquin. Je n'en suis pas sûre. Mais, en tout cas, nous avions formé un petit groupe qui s'offrait des cadeaux surprises, roulés dans du papier. Un jour, j'avais eu un taille crayon vert en forme de crocodile !
Il y avait ceux qui me tiraient les cheveux. Ce n'était pas d'ailleurs à sens unique. Le méchant Edouard aux yeux verts. Un sombre italien aux cheveux bien noirs, un peu longs. On se prenait chacun une touffe de cheveux et c'était à celui qui lâchait le dernier. Méchant Edouard !!
Il y avait les belles. Laura Matina, une belle fille avec le teint mât et les cheveux longs. Et Audrey Dorel. Son père vendait les pizzas Danny à Rive-de-Gier.
Je ne veux pas dire que les autres filles n'étaient pas belles mais celles-ci étaient un peu les stars de la classe !
Il y avait les intelligents. Oui, je me classerai dans cette catégorie !! (euh, je vous rassure, ça n'a pas dépassé la primaire. Après, c'est tombé en flèche...). J'avais un concurrent : Jean Michel Geai (ou Jey ou Geay). Nous avions un classement selon nos notes. Et j'étais en principe 1ère mais de temps en temps, Jean-Michel me piquait la place et sortait vainqueur, très fier de lui. Ou c'était Pascal (mais là, c'était moins grave !). On ne s'appréciait pas trop avec Jean-Michel, il y avait trop un esprit de compétition entre nous ! C'était un garçon grand et sec. Il nous parlait tout le temps de Chamallières, allez savoir pourquoi...
Il y avait Béatrice Vercasson, ma meilleure amie à l'époque. On était tout le temps ensemble. Un jour, on s'est fâchées. J'aimerais bien en connaître la raison mais j'ai beau réfléchir, je ne me souviens pas. Plus tard, on était ensemble à la fac ou au lycée mais il y avait quelque chose qui faisait qu'on ne pouvait plus être copines comme avant. Je veux savoir pourquoi ! Je n'aime pas les mystères...
Il y avait aussi Laurent Molero, Nelly Puygrenier (elle est née dans un puit et dans un grenier... on disait à l'époque), Jérôme le beau gosse, Choukrane (elle est née dans un chou et elle crâne...), Najib, Sonia Boukhalfa, Séverine Diécidue (je crois), Cécile Mercier, Nathalie (je l'ai revue il y a peu de temps, elle bossait chez un opticien)... et d'autres dont je n'ai pas le souvenir sans les photos à la minute où j'écris cet article.
Puis, les anniversaires qu'on fêtait chez les uns et les autres. On se faisait des colis avec pleins de surprises. Et moi, Pascal m'avait offert une brosse à dents (bouhhh) parmi d'autres choses dans un grand colis. Mais les autres choses, c'était juste pour me faire peur ou pour faire joli et il les avait reprises !!!
Sans parler des compétitions de jeux de billes qu'on a partagées, des parties de ballon prisonnier, et des instits (mon préféré, Monsieur Aubert et sa blouse)
Bon, Patrick a dit "rendez-vous dans 10 ans, même jour, même heure, même pomme" mais le délai est dépassé alors il faudrait bien qu'on se donne un autre rendez-vous !
On se dit le 1er septembre 2007 ? (histoire d'avoir le temps de retrouver tous le monde...) devant l'école Prugnat...
En CM1 - école Prugnat
(Claudine Marquet - Laura La Matina - Sonia Boukalfa - Nathalie Colombet - Laure-Marie Cardoso - Maryline Céci - Séverine Diecidue - Julien Manevy - Jean-Michel Geay - Béatrice Vercasson - Nelly Puygrenier - Audrey Dorel - Pascal Ferraro - Alexandre Scafi - Aline Torrente - Laurent Moléro)
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Mercredi 25 Mai 2005
Voleuse de balle

Connerie quand tu nous tiens...
Il y a des souvenirs que l'on tait volontairement
Par honte certainement (RIME !)
Une chose interdite
Il ne faut pas qu'elle soit dite (J'ARRÊTE LÀ LES DÉGÂTS !)
J'arrête la déconne
Car j'ai l'air d'une conne (FACILE !)
Où voulais-je en venir ?
Ah oui, à un souvenir !! (TROP FORTE, J'AURAIS DU FAIRE "POUET" COMME MÉTIER)
.......
Un souvenir honteux d'enfance...
Nous étions allé faire des courses dans un supermarché, ma mère, ma cousine et moi.
Nous entrons dans le magasin (l'eau gicle pour faire ses courses !)
Pendant que ma mère fait ses achats, les 2 filles, réputées par la famille entière pour être "sages comme des images" (alors que pour nos frères respectifs c'était plutôt le contraire) vont zieuter les jouets. Bein oui, c'est ennuyeux de zieuter les produits frais !
L'une d'entre-elles (moi forcément) prend une lubie. Celle de voler un jouet.
Je m'en souviens comme si c'était hier.
Ma cousine était un peu plus loin.
Je le vois là, dans le rayon, en train de me narguer. Je l'enlève de son emballage plastique et je le cache sous ma robe (sûrement une robe à carreaux). C'était une balle en plastique je crois.
Mais voilà, un vieux monsieur était à côté de moi et il m'a vue !!! Il grogne (un peu comme Gargamel sauf que je ne comprends pas ce qu'il dit) puis va me dénoncer aux gérants du supermarché : "la fille, là, elle a caché une balle sous sa robe".
Et c'est parti mon kiki !
En suivront de multiples hontes : celle que ma cousine découvre que je suis une voleuse... ma mère... le monsieur du supermarché... et après, tout le monde va le savoir...
On me convoque dans le bureau du directeur et je ne sais plus ce qu'il s'est passé. ils ont du faire un dossier criminel sur moi !! je suis fichée... peut-être que ce sera écrit dans mon casier judiciaire "voleuse de balle en plastique" !!! Ma mère, évidemment, a du payer la balle...
J'ai sûrement eu droit à une bonne engueulade mais ça ne m'a pas marqué. La seule chose qui m'a marqué est que, ce jour là, on allait boire le café chez ma grand-mère et j'avais peur que ma mère raconte tout. J'avais honte, une honte immense face à ces grandes personnes et je ne savais pas si elles savaient ce que je savais et que ma mère et ma cousine savaient !!! Vous suivez ?
On dit "qui vole un oeuf vole un boeuf". Même pas vrai, même pas volé de boeuf... Ça m'a servi de leçon.
Pis d'abord, un boeuf, c'est trop imposant pour le cacher sous sa robe...
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Blabla
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